Quelques conseils pour éviter les IST-MST

Avec le retour du soleil, l’arrivée des vacances, l’esprit est au plaisir et à tous les plaisirs ! Et c’est bien normal. Alors si certains d’entre vous ont décidé d’en profiter pour séduire, c’est effectivement la meilleure période de l’année. Mais, malheureusement, c’est également la période durant laquelle nous sommes tous moins vigilants.

Et s’il y a bien quelque chose à quoi on ne pense pas nécessairement, ce sont les conséquences que peuvent avoir une relation sexuelle d’un soir. Et, dans certains cas, la rentrée pourrait se révéler beaucoup moins excitante.

En effet, les médias en parlent peu, mais le nombre d’infections sexuellement transmissibles (IST) explose dans le monde, et notamment en France. Condylomes, chlamydia, trichomonase, herpès génital, hépatite B… une seule négligence, et c’est ce que vous pourriez malheureusement ramener dans votre valise.

Sachez cependant qu’une majorité d’infections sexuellement transmissibles (anciennement appelées maladies sexuellement transmissibles (MST)) diagnostiquées à temps peuvent être rapidement traitées. En revanche, certaines peuvent s’aggraver et conduire à des complications sévères telles que cancers ou infertilité.

Les maladies sexuellement transmissibles : quelques rappels

Tout le monde a entendu parler des MST, mais comme pour beaucoup de choses, on a tendance à penser que cela n’arrive qu’aux autres. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, en 2016, plus de 270 000 cas d’infections à la chlamydia ont été recensés, soit trois fois plus qu’en 2012. Même progression pour les infections à gonocoque qui affectent majoritairement les hommes.

De plus, contrairement à ce que l’on pourrait penser, toutes ne se manifestent pas par les symptômes souvent cités : pertes anormales, irritation, écoulements, odeur… Bon nombre de MST sont asymptomatiques, c’est-à-dire qu’elles ne donnent lieu à aucun symptôme. Vous pouvez donc non seulement être infecté sans le savoir, mais être contagieux et contaminer vos partenaires éventuels.

Et il ne suffit pas de grand-chose pour être infecté tant elles sont contagieuses. C’est pourquoi, il est indispensable de suivre ces quelques conseils.

Sea, sex and sun… and no MST

Vous contraindre à l’abstinence 

Malheureusement, si vous ne souhaitez pas être infecté, la seule et unique solution est de s’abstenir de tous contacts ou relations sexuelles. Car rappelons ici que les maladies sexuellement transmissibles se transmettent lors de contacts sexuels génitaux, oro-génitaux ou ano-génitaux, mais aussi lors de contacts avec des objets contaminés.

Certains parasites pathogènes ont des durées de vie assez longues et peuvent être transmis par des serviettes et des sextoys (cas de la trichomonase), par exemple.

Emportez dans votre valise des préservatifs

La recrudescence des cas de maladies sexuellement transmissibles est largement attribuée à de la négligence. Les chiffres le prouvent. Alors, protégez-vous et utilisez systématiquement un préservatif dès lors que vous envisagez une relation sexuelle avec un(e) inconnu(e). Quelle que soit son apparence et sa bonne foi, toute personne peut être contaminée sans même le savoir.

Alors que vous soyez un homme ou une femme, emportez toujours avec vous ce petit sachet qui peut vous sauver la vie. D’autant plus qu’aujourd’hui, il y a mille et une façons d’en faire un jouet sexuel sensuel. Mesdemoiselles, vous êtes encore nombreuses à ne pas connaître et donc à ne pas utiliser le préservatif féminin qui est tout aussi efficace s’il est bien mis en place.

En dehors de l’abstinence, le préservatif, qu’il soit masculin ou féminin, demeure la seule arme efficace pour vous protéger d’une transmission pathogène. Alors, filez acheter vos préservatifs. Ils peuvent véritablement vous sauver la vie.

Limitez la consommation d’alcool ou de drogues

Là encore, nous enfonçons des portes ouvertes, et c’est plus souvent plus facile à dire qu’à faire, mais il est essentiel que vous maîtrisiez votre consommation de tous les produits qui participent à la désinhibition. Dès lors que nous sommes désinhibés, nous ne sommes plus vraiment maîtres de nos comportements.

Et c’est justement à ce moment-là que nous sommes les plus vulnérables. D’autant que l’alcool ou les drogues désinhibent, ce qui facilite le contact et accentue l’excitation, mais au niveau physiologique, la prise de ces substances diminue incontestablement les performances sexuelles. Alors ne prenez pas le risque d’être contaminé pour une aventure insignifiante !

Devenez adepte du safe-sex

Ou alors, vous pouvez pratiquer le safe-sexe. En effet, ce courant lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et prône le securisexe : de l’utilisation systématique du préservatif jusqu’à la pratique de l’axilisme (pratique sexuelle sans pénétration).

Veillez à votre hygiène intime et à un bon usage de vos jouets sexuels

Certes, une bonne hygiène intime est toujours préconisée, mais sachez qu’elle est complètement inutile pour se débarrasser de ces parasites, champignons, virus ou bactéries ! De même, sachez que les sextoys ne se prêtent pas à ses amis. Et même si c’est le sien, on le nettoie régulièrement selon le mode d’emploi.

Certains se lavent à l’eau bouillante, pour d’autres, il existe des produits antibactériens conçus spécifiquement à cet effet. Sachez que les sextoys en latex gélatineux sont poreux et peuvent accueillir nombre des microbes et de bactéries. Un simple lavage à l’eau et au savon n’est en rien suffisant, il est donc fortement conseillé de les utiliser avec un préservatif.

Consultez au plus vite si vous avez le moindre doute

Vous savez tout cela, mais malgré tout, vous n’avez pas pu résister et vous avez passé une nuit ou plusieurs nuits mémorables avec ce bel Apollon musclé ou avec cette superbe fille toute bronzée, sans vous protéger. Et depuis que vous êtes rentré, vous culpabilisez à l’idée de penser que vous ne vous êtes pas protégé ?

Alors, aucune hésitation, en cas de rapport non protégé ou mal protégé, faites un test de dépistage, soit chez votre gynécologue soit dans un centre gratuit de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans un centre de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF).

Et au cas où vous êtes contaminé, prévenez immédiatement votre partenaire qui devra suivre le même traitement que vous.

On ne le dira jamais assez !

Ce sont les vacances, enjoy ! Mais ne gâchez pas votre été par négligence ou par désinvolture. Si vous ne connaissez pas votre partenaire, un seul mot d’ordre : le préservatif. Et si vous l’avez oublié, un seul mot d’ordre : prenez un rendez-vous chez un gynécologue ou dans un centre de dépistage gratuit.

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