Traitement Verrue Génitale – Ce que vous devez savoir

Les verrues génitales, encore appelés condylomes, en raison de leur forme, sont des excroissances qui apparaissent sur les parties génitales, suite à une infection sexuellement transmissible (IST-MST) d’origine virale. Les virus,  qui en sont à l’origine, sont des virus de la famille des papillomavirus (HPV).

Comme pour une majorité d’infections sexuellement transmissibles (chlamydia, trichomonase, vaginose…), le nombre de personnes (hommes et femmes) infectées par le HPV ne fait qu’augmenter. Plus de 30 millions d’individus sont porteurs du virus à l’échelle mondiale. En France, ce sont les jeunes, entre 15 ans et 25 ans, qui sont les plus touchés. Alors, comment reconnaître les verrues génitales et comment réagir ?

Les verrues génitales ou verrues plantaires : une infection virale

Une majorité d’IST-MST affectent les organes génitaux. Mais disons-le d’emblée, les condylomes peuvent également conduire à des infections de la gorge et de la bouche suite à des contacts sexuels oraux. Il faut également savoir que les IST-MST sont de deux types : bactériennes ou virales. Et s’il est relativement facile de traiter les infections bactériennes par antibiothérapie, il est plus difficile de se débarrasser d’une infection sexuellement transmissible d’origine virale. Et les verrues vaginales sont la manifestation d’une infection sexuellement transmissible virale.

À l’origine de ces verrues génitales : une contamination par une famille de virus : les papillomavirus (HPV). Il existe, en effet, différents types de papillomavirus.

  • Ceux qui n’induisent que des lésions bénignes externes type condylomes.
  • Ceux qui induisent des lésions internes précancéreuses ou cancéreuses du col utérin, du vagin, de la vulve, du pénis ou de l’anus.

Les symptômes

Cette infection sexuellement transmissible se manifeste par l’apparition de lésions externes (type verrues) ou de lésions internes sous forme d’excroissance. Ces excroissances sont le plus souvent situées au niveau :

  • Du pénis chez l’homme (ou plus rarement au niveau de l’anus ou du scrotum).
  • De la vulve, du périnée et sur le tour anal chez la femme (plus rarement au niveau du col de l’utérus et du vagin).
  • De la gorge et de la bouche chez l’homme et la femme.

Ces verrues génitales sont de trois types :

  • Les condylomes acuminés : ces lésions ressemblent à des bourgeons rosés ou grisâtres.
  • Les condylomes papuleux : ces lésions ont la forme de papules de couleur peau ou rosée.
  • Les condylomes plans : ces lésions ont la forme de macules rosées ou rouges.

Si occasionnellement, les verrues génitales donnent lieu à des démangeaisons ou à des saignements, ils sont le plus souvent indolores.

Le diagnostic

Le diagnostic initial s’effectue chez un gynécologue (pour la femme) ou chez un médecin (chez l’homme).

En effet , chez l’homme, un simple examen à l’œil nu suffit pour en faire le diagnostic. En revanche, chez la femme, il est impératif de faire un examen gynécologique complet (frottis cervico-utérin) afin d’identifier le type de virus et l’étendue de sa propagation.

Attention : que vous soyez un homme ou une femme, et si vous êtes infecté(e), prévenez immédiatement votre partenaire actuel et vos anciens partenaires. Comme toutes les IST-MST, les condylomes font partie des pathologies extrêmement contagieuses. Le partenaire doit donc également être traité le plus rapidement possible.

Les complications des verrues génitales

Chez la femme 

95 % des cancers du col de l’utérus sont attribués à des virus type HPV. C’est pourquoi, dès lors que des condylomes sont diagnostiqués, des suivis gynécologiques réguliers sont ensuite obligatoires pour déceler d’éventuelles lésions précancéreuses. Aujourd’hui, si elles sont diagnostiquées à temps, elles se traient efficacement.

Chez l’homme

Des examens complémentaires par utéroscopie ou par anuscopie peuvent être effectués afin de déceler si l’infection ne s’est pas propagée en interne. Par ailleurs, et comme dit précédemment, les verrues génitales peuvent être responsables de cancers de la bouche.

Les traitements 

Les traitements sont de trois types : chirurgicaux, immunomodulateurs ou chimiques et varient selon l’état d’avancement (localisation, nombre, nature des lésions, étendue…) de l’infection.

Les traitements chirurgicaux

La cryothérapie : le traitement par le froid

La cryothérapie consiste à appliquer de l’azote liquide sur les verrues génitales, pour « brûler » les lésions accessibles, sous l’effet du froid.

Le laser CO2

L’idée est la même, mais cette fois, les verrues génitales sont alors détruites par l’action d’un laser. Cette technique nécessite cependant une anesthésie locale.

L’exérèse chirurgicale

Dans certains cas, plus graves, et en seconde intention, l’exérèse chirurgicale peut être envisagée.

Les immunomodulateurs

Les immunomodulateurs n’agissent pas sur le virus directement mais modifient la réponse immunitaire. Par exemple, l’imiquimod, également connu sous le nom d’ALDARA, favorise la réponse du système immunitaire localement, ce qui a pour conséquence la destruction des verrues génitales.

Les traitements médicamenteux

Les médicaments les plus prescrits sont ceux contenant de la podophylline et de la podophyllotoxine, et notamment CONDYLINE. CONDYLINE est un cytoxique local vendu sous forme d’une solution locale. Son principe actif, la podophyllotoxine, détruit le virus responsable de l’apparition de ces verrues génitales.

Où acheter du CONDYLINE ?

Si l’on vous a diagnostiqué des condylomes et du CONDYLINE par exemple, vous pouvez vous le procurer en ligne depuis que l’Union européenne autorise la vente de médicaments (avec ou sans ordonnance). La France n’a pas encore autorisé la vente en ligne de médicaments nécessitant une prescription médicale, mais de nombreux pays européens l’autorisent. Vous pouvez par exemple acheter CONDYLINE ici.

Faites cependant attention à la contrefaçon : vous devez vous assurer que le site que vous avez choisi répond aux exigences européennes. Ces sites ont, par exemple, l’obligation d’afficher un logo commun, cliquable qui doit ouvrir une page vous donnant accès à toutes les informations juridiques concernant la e-phramacie que vous avez choisie.

La prévention : la vaccination et le port du préservatif

  • La vaccination

Depuis quelques années, il est possible de se faire vacciner contre certains virus du type HPV. Ce vaccin est préconisé chez les adolescentes entre 11 et 14 ans, avant toute relation sexuelle. En revanche, ce vaccin ne protège pas contre tous les types de papillomavirus.

  • Le préservatif

Les IST-MST sont en forte progression, notamment en France. Il s’avère donc indispensable de rappeler ici que la prévention, en cas de rapports sexuels avec des inconnu(e)s, peut vous sauver la vie. Le port du préservatif est fondamental. En cas d’oubli, sachez que pour une majorité d’IST-MST, un simple prélèvement vaginal chez un médecin et une prise de sang suffisent pour établir un diagnostic. En cas d’infection virale, il vaut mieux consulter un gynécologue.

Conclusion

Les maladies sexuellement transmissibles n’arrivent pas qu’aux autres, loin s’en faut. Certaines sont très sournoises et mettent des mois à se manifester. Compte tenu du nombre de cas recensés et notamment concernant les verrues génitales, personne n’est à l’abri. Aussi, en cas de rapports sexuels non protégés, il est impératif de consulter votre médecin ou votre gynécologue.